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Reynoutria japonica Houtt.

Renouée du Japon

Renouée du Japon

Nom scientifique : Fallopia japonica (Houtt.), Reynoutria japonica)

Nom vernaculaire : Renouée du Japon

Reynoutria japonica (Renouée du Japon) - POLYGONACEES
feuilles de Renouée du Japon

Renouée du Japon Source : www.omagra.gov.ca

Identification :

Plante vivace, touffue pouvant atteindre les 3 m de haut à feuillage
caduque.

Tiges : glabres et creuses d’une épaisseur pouvant dépasser les 20 cm.

Feuilles : alternes, ovales, de jusqu’à 15 cm, portées par des tiges ponctuées de rouge.

Inflorescence : en faisceaux de grappes dressés de 8 à 12 cm de long, insérés à l’axe des feuilles.

Fleurs : nombreuses et petites (10-15mm), blanc verdâtre ou rougeâtre.

Fruit : (akène) sec, long d’environ 4 mm, marrons et brillants.

Ne pas confondre : avec Reynoutria sachalinensis qui a des feuilles ovales-lancéolées, jusqu’à 35 cm de long.

Etymologie :

Générique : Dediée au baron von Reynoutre, naturaliste du XVIe siècle, ami de Mathias de l’Obel (Lobelius), botaniste flamand.
Spécifique : originaire de l’Asie orientale

Famille : Polygonacées

Origine : Asie de l’est

Réglementation (statut) : Liste noire

Impacts / Menaces :

Pouvoir végétatif très important, croissance rapide et très dense (feuillage important). Evince à long terme les espèces indigènes et fait place à de grandes populations monospécifiques. Passe l’hiver sous forme de rhizomes profondément ancrés dans le sol, d’où des difficultés importantes pour l’éradiquer. Déstabilise les berges des cours d’eau par érosion. Emportées par le courant, les boutures peuvent coloniser de nouvelles stations.
Leur expansion peut menacer des espèces à valeur patrimoniale liées aux cours d’eau et perturber la régénération naturelle des forêts alluviales (forêt d’aulnes, de saules, de frênes, etc…)

Moyens de lutte :

Il est illusoire d’espérer l’éradiquer complètement. En effet, 1 cm de rhizome suffit pour redonner une nouvelle plante, d’où l’importance de brûler tous les déchets et de ne jamais utiliser de la terre comportant des rhizomes. L’arrachage des rhizomes est très fastidieux et n’est pas une technique de lutte envisageable, sauf si l’envahissement en est au stade initial. Des études menées en Angleterre ont montré que la coupe
semblerait augmenter encore la surface souterraine colonisée. Les traitements mécaniques (décapage de la terre végétale et des rhizomes) présentent cependant des résultats plus satisfaisants et durables, s’ils sont suivis de la reconstitution de peuplements forestiers et de ripisylves (noisetiers, fusains, saules aulnes, frênes, …).

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